Coups de soleil : les plantes apaisantes de l’herboristerie
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Peau qui tire, rougeurs, sensation de chaleur : après une exposition trop longue, l’épiderme réclame de la fraîcheur et de la douceur. Cette fiche rassemble six plantes et corps gras que l’herboristerie et la naturopathie emploient traditionnellement après le soleil : quelle forme choisir, à quel moment l’appliquer, et ce qui doit vous arrêter.
Le geste de base, avant toute plante : refroidir la zone à l’eau tiède ou fraîche, jamais glacée, puis sécher en tamponnant. On n’applique ni corps gras ni huile essentielle sur une peau encore brûlante.
Carte d’identité : le millepertuis, la plante phare de cette fiche
Juin à juillet, en pleine floraison, par temps sec
Goût
Amer et légèrement astringent (ici, usage exclusivement externe)
Les sommités fleuries donnent le macérat huileux rouge
Ce qu’on leur prête
Millepertuis : en herboristerie traditionnelle, le macérat huileux est employé sur les peaux échauffées et les rougeurs ; on lui prête des propriétés apaisantes et adoucissantes.
Aloe vera : la naturopathie lui attribue un effet hydratant, rafraîchissant et apaisant en application cutanée ; c’est la forme la plus utilisée dans l’heure qui suit l’exposition.
Calendula (souci) : les herboristes le conseillent traditionnellement sur les peaux irritées et sensibles, en compresse ou en macérat huileux, pour son action réputée adoucissante et calmante.
Beurre de karité : réputé nourrissant et assouplissant, il est traditionnellement appliqué sur les peaux très sèches ou tiraillées, une fois la chaleur retombée.
Huile de tournesol vierge : riche en vitamine E et en acides gras essentiels, on lui prête la capacité de limiter le dessèchement et de souplir la peau.
Lavande : l’aromathérapie traditionnelle emploie l’huile essentielle très diluée ou l’hydrolat pour leur réputation apaisante et assainissante sur les petites irritations cutanées.
Ces usages relèvent du confort de la peau et de l’entretien cutané, pas du traitement d’une brûlure : une brûlure étendue ou profonde n’est pas l’affaire des plantes.
Plante
Forme d’emploi
Ce qu’on lui prête
Aloe vera
Gel frais prélevé dans la feuille, ou gel bio très pur
Passer la zone sous l’eau tiède à fraîche pendant plusieurs minutes, jamais glacée : le froid extrême accentue la sensation de brûlure.
Ou appliquer un linge propre et humide, renouvelé plusieurs fois.
Sécher en tamponnant, sans frotter, avant tout soin.
2. Le gel d’aloe vera, en premier
Le gel se prélève directement dans la feuille charnue
Prélever le gel directement dans une feuille charnue, ou choisir un gel bio le plus pur possible, sans alcool ni parfum.
Appliquer en fines couches sur une peau propre, deux à trois fois par jour.
Laisser sécher à l’air libre, sans rincer.
3. La compresse de calendula
Les fleurs de souci s’emploient en infusion refroidie
Faire infuser une cuillère à soupe de fleurs de souci dans 25 cl d’eau bouillante, 10 minutes, à couvert.
Filtrer, laisser refroidir complètement.
Imbiber une compresse stérile et l’appliquer sur la zone, quelques minutes, plusieurs fois dans la journée.
Le macérat huileux et les crèmes prêtes à l’emploi se trouvent en pharmacie et en magasin bio.
4. Le macérat de millepertuis, le soir
Après avoir apaisé la chaleur à l’eau fraîche, masser localement la zone rouge avec quelques gouttes d’huile rouge.
Toujours en fin de journée, jamais avant une sortie.
Rincer la peau le lendemain matin.
5. Karité et huile de tournesol, les corps gras du soir
Le karité se fait fondre entre les doigts avant massage
Karité : faire fondre une petite noisette entre les doigts, puis masser la zone échauffée en couche fine, le soir, une fois la chaleur retombée.
Tournesol : quelques gouttes d’huile vierge de première pression à froid, massées du bout des doigts.
Choisir une huile vierge, bio, pressée à froid
6. La lavande, en hydrolat de préférence
Hydrolat de lavande : vaporiser directement sur la peau, la forme la plus douce, adaptée au visage.
Huile essentielle : toujours diluée, à raison de 2 gouttes dans une cuillère à soupe d’huile végétale, jamais pure et jamais sur une grande surface.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : refroidir d’abord à l’eau tiède, gel d’aloe vera dans la journée, corps gras seulement le soir.
Puis-je utiliser du gel d’aloe vera tous les jours ?
Oui, et même deux à trois fois par jour sur une peau propre. Choisissez un gel le plus pur possible, sans alcool ni parfum, ou prélevez-le directement dans la feuille. Arrêtez immédiatement en cas de picotement ou de rougeur accrue, car il est allergisant chez certaines personnes.
Quelle est la meilleure huile végétale après un coup de soleil ?
Le macérat de calendula ou l’huile de tournesol vierge, mais uniquement après la phase de refroidissement. On n’applique jamais de corps gras sur une peau encore brûlante. Le soir est le bon moment, en couche fine et en massage léger.
Les hydrolats sont-ils intéressants ?
Oui, ils offrent un soin très doux, bien adapté au visage et aux peaux sensibles. L’hydrolat de lavande se vaporise directement, sans dilution. C’est la forme à préférer quand l’huile essentielle est déconseillée.
Et le yaourt ou le concombre ?
Ces remèdes de grand-mère apportent une fraîcheur bien réelle, mais purement temporaire. Ils ne remplacent pas le refroidissement à l’eau, ni l’hydratation régulière de la peau les jours suivants.
Pourquoi ne pas appliquer le millepertuis le matin ?
Parce que son macérat huileux est photosensibilisant : appliqué avant une sortie, il expose à une réaction cutanée au soleil. On l’utilisé en fin de journée, on rince le lendemain matin, et on attend 48 h avant de se réexposer.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Rédactrice web confirmée, elle a été webmaster d'une jardinerie indépendante avant de se spécialiser dans le végétal. Sur Jardiner Malin, elle écrit sur les orchidées, les rosiers et le potager de balcon. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos.