Huile de souchet : usages traditionnels, soin de la peau et mode d’emploi
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Extraite des petits tubercules du souchet, l’huile de souchet est une huile brun doré, fluide, au parfum discret et au goût légèrement sucré. On la trouve aussi bien sur l’étagère de la salle de bains que dans le placard à condiments. Voici ce qu’on lui prête, comment l’appliquer après une épilation, comment la cuisiner et ce à quoi il faut faire attention.
Une huile fluide, brun doré, très employée en soin de la peau
Carte d’identité de la plante
Nom latin
Cyperus esculentus
Famille
Cypéracées
Partie utilisée
Les tubercules (petites « noix » souterraines), pressés pour en extraire l’huile
Doux, légèrement sucré, notes de noisette ; odeur discrète
Ce qu’on lui prête
Les usages ci-dessous relèvent de la tradition cosmétique et de la naturopathie. Ils ne sont pas des promesses de résultat et ne valent pas avis médical.
Ralentir et affiner la repousse du poil : c’est sa réputation la plus ancienne, transmise depuis l’Antiquité et relayée par d’innombrables témoignages d’utilisatrices. Aucune démonstration scientifique ne l’établit ; on la retient ici comme un usage traditionnel, rien de plus.
Nourrir les peaux sèches et matures : la cosmétique naturelle l’emploie pour sa richesse en acide oléique, réputée apporter souplesse et confort aux peaux qui tiraillent.
Apaiser les peaux sensibilisées ou asséchées : gerçures, dartres, zones desquamées, tiraillements après exposition au vent ou au froid. C’est un usage de soin cutané courant en herboristerie.
Calmer l’inconfort après le rasage : on l’applique traditionnellement sur les zones échauffées par la lame, ce qu’on appelle familièrement le « feu du rasoir ».
Accompagner le vieillissement de la peau : la naturopathie lui prête, grâce à sa vitamine E, un intérêt pour préserver la souplesse et l’élasticité cutanées.
Nourrir les cheveux secs, cassants ou bouclés : elle est employée en bain d’huile avant shampoing.
Soutenir le confort digestif : par voie alimentaire, la tradition lui prête un effet doux sur le transit paresseux et sur le confort après repas. On la dit aussi employée traditionnellement en accompagnement du confort hépatique et biliaire.
L’huile s’applique en massages circulaires jusqu’à absorption complète
Comment l’employer
Après l’épilation, pour la repousse du poil
Épilez à la racine : pince à épiler, cire orientale ou épilateur. Sur un poil simplement rasé, l’huile de souchet est réputée nettement moins efficace, car le bulbe reste intact.
Attendez que la peau soit calmée, puis versez quelques gouttes (l’équivalent d’une petite noisette pour une jambe) dans le creux de la main.
Massez en mouvements circulaires jusqu’à absorption complète, sur toute la zone épilée et non seulement sur les endroits gênants.
Répétez une fois par jour, idéalement le soir sur peau propre. La tradition veut que les premiers changements s’observent après environ un mois d’application régulière.
Zones possibles : jambes, aisselles, maillot, bras, contour des sourcils, lèvre supérieure, menton.
En soin quotidien du visage et du corps
Visage : 3 à 4 gouttes sur peau légèrement humide, le soir, tapotées puis lissées du centre vers l’extérieur.
Corps : après la douche, sur peau encore tiède, elle pénètre plus vite et ne laisse pas de film gras.
Après-rasage : quelques gouttes pures sur la zone rasée, sans frotter.
Cheveux : une cuillère à soupe sur les longueurs, 30 minutes à 1 heure sous une serviette tiède, puis shampoing doux.
En cuisine
À cru uniquement : elle ne supporte pas la cuisson et perd ses qualités à la chaleur.
En assaisonnement : vinaigrettes, salades de crudités, carpaccios, marinades froides, filet sur un houmous ou une purée de légumes.
Dosage d’usage : une cuillère à café à une cuillère à soupe par assiette suffit, son goût sucré-noisette étant marqué.
Autres formes : la farine de souchet s’invite dans les pâtes à gâteaux, le jus se boit frais, à la manière de l’horchata espagnole.
Bien choisir sa forme d’emploi
Forme
Préparation
Usage courant
Huile pure sur la peau
Quelques gouttes dans le creux de la main, réchauffées
Après épilation, en soin des peaux sèches, après le rasage
Bain d’huile capillaire
1 cuillère à soupe sur les longueurs, 30 min à 1 h sous serviette
Cheveux secs, cassants ou bouclés, avant le shampoing
Huile alimentaire
À cru, jamais chauffée, 1 c. à café à 1 c. à soupe
Assaisonnements, confort digestif selon l’usage traditionnel
Farine de souchet
Tubercules séchés et moulus, mélangés à d’autres farines
Pâtisserie, préparations sans gluten
Jus de souchet
Tubercules trempés, broyés puis filtrés
Boisson rafraîchissante de type horchata de chufa
L’huile provient des tubercules du souchet, une Cypéracée
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : appliquez l’huile en massages circulaires juste après une épilation à la racine, une fois par jour, et jugez au bout d’un mois.
L’huile de souchet fonctionne-t-elle après un simple rasage ?
La tradition veut qu’elle donne beaucoup moins de résultats dans ce cas, car le bulbe du poil reste en place. Elle est réputée s’employer après une épilation à la racine : pince, cire orientale ou épilateur mécanique. Sur une peau rasée, on l’utilisé surtout pour son confort après-rasage.
Au bout de combien de temps voit-on quelque chose ?
Les utilisatrices évoquent un mois d’application quotidienne avant d’observer un poil plus fin et une repousse moins dense. Rien n’est garanti : il s’agit d’un usage traditionnel et non d’un résultat démontré. La régularité compte davantage que la quantité d’huile appliquée.
Peut-on l’utiliser sur le visage ?
Oui, elle s’emploie couramment sur les sourcils, la lèvre supérieure et le menton, comme sur l’ensemble du visage en soin du soir. Faites d’abord un test au pli du coude, et évitez le contour des yeux ainsi que toute zone irritée ou lésée.
Quelle huile de souchet acheter ?
Une huile vierge, bio, obtenue par première pression à froid, conditionnée dans un flacon en verre opaque. Ce conditionnement la protège de la lumière, qui la fait rancir. Conservez-la au frais et à l’abri du jour, et jetez-la si son odeur devient rance.
Peut-on la consommer en cuisine ?
Oui, à cru uniquement : elle ne supporte pas la cuisson. Son goût légèrement sucré, aux notes de noisette, convient aux vinaigrettes, salades, carpaccios et marinades froides. Une cuillère à café à une cuillère à soupe par assiette suffit largement.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis plus de 20 ans, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.