Besoin d'un conseil ? ☎ 02.40.73.98.29
★★★★★4,9
Accueil / Plantes et Bien-Être / Sevrage tabagique : 5 plantes que l’herboristerie propose en accompagnement

Sevrage tabagique : 5 plantes que l’herboristerie propose en accompagnement

Plantes pour arrêter de fumer

Arrêter de fumer met les nerfs à rude épreuve : nervosité, envies soudaines, sommeil agité. L’herboristerie et la naturopathie proposent cinq plantes réputées accompagner ces moments — valériane, griffonia, kudzu, lobélie, stévia. Pour chacune, voici la partie utilisée, la forme d’emploi, le goût, le geste concret du soir et les précautions à connaître avant de se lancer.

Fiche d’identité de la plante phare : la valériane

Nom latin Valeriana officinalis
Famille Caprifoliacées (anciennement Valérianacées)
Partie utilisée La racine, fraîche ou séchée
Formes d’emploi Macération à froid, infusion, gélules d’extrait, teinture
Saison de récolte Automne, sur des plants de deux ans
Goût Terreux et amer, avec une odeur forte très reconnaissable
Valériane – bienfaits pour le sevrage tabagique
La racine de valériane, apaisante selon l’usage traditionnel

Ce qu’on leur prête

  • Valériane : les herboristes la conseillent traditionnellement dans les périodes de tension nerveuse et de sommeil difficile ; la tradition lui prête aussi la capacité de modifier le plaisir gustatif de la cigarette.
  • Griffonia : la naturopathie l’emploie pour accompagner les moments de nervosité, de moral en berne et de fringales, fréquents quand on arrête de fumer.
  • Kudzu : la médecine traditionnelle chinoise l’utilisé de longue date comme plante dite adaptogène, réputée aider l’organisme à composer avec le stress et à modérer la sensation de manque.
  • Lobélie (Lobelia inflata) : traditionnellement employée en Amérique du Nord pour les troubles respiratoires spasmodiques, elle est proposée en homéopathie comme appoint au moment des envies de fumer.
  • Stévia : ses feuilles sucrées sont réputées, dans l’usage populaire, couper court à l’envie soudaine de cigarette quand on les mâche lentement.

Ces usages relèvent de la tradition et de l’expérience des herboristes, pas d’un traitement. Ils s’inscrivent en accompagnement d’une démarche d’arrêt, jamais à sa place.

Comment les employer

La valériane, le soir surtout

  • Macération à froid : une cuillère à café de racine séchée dans une tasse d’eau froide, laissée une nuit entière, puis filtrée. On la boit par petites gorgées dans la journée ou en fin d’après-midi.
  • Infusion rapide : même quantité dans une tasse d’eau très chaude, couverte, 10 minutes. Le goût est franchement terreux : une rondelle de citron ou un peu de menthe le rendent plus buvable.
  • Gélules d’extrait : suivre strictement la quantité indiquée sur l’étiquette du fabricant, les extraits étant plus ou moins concentrés.
  • Moment : plutôt en soirée, l’effet apaisant étant recherché au moment où la nervosité et l’insomnie se font sentir.

Le griffonia et le kudzu, en cure encadrée

  • Griffonia : vendu en gélules d’extrait de graine, il se prend généralement en fin de journée. La quantité dépend entièrement de la teneur en 5-HTP de l’extrait : on s’en tient à l’étiquette et, mieux, à l’avis d’un professionnel.
  • Kudzu : racine en gélules ou en poudre, avant les repas, avec un grand verre d’eau. La naturopathie le propose en cure de quelques semaines à quelques mois, avec des pauses.
  • Espacement : le griffonia se prend à distance des compléments riches en protéines (comptez environ deux heures).
Kudzu – aide au sevrage tabagique
Le kudzu, plante adaptogène de la tradition chinoise

La lobélie, forme homéopathique uniquement

  • Elle s’emploie sous forme de granules homéopathiques, à laisser fondre sous la langue au moment où l’envie monte, puis à espacer dès que la sensation s’atténue.
  • La dilution et le nombre de granules se choisissent avec un pharmacien ou un homéopathe : cette plante fraîche ou en extrait ne relève pas de l’automédication.

La stévia, le geste d’urgence

  • Feuilles fraîches : une à deux feuilles à mâcher lentement, le matin, l’après-midi, et surtout dès que l’envie de fumer se manifeste.
  • Feuilles séchées : émiettées dans une infusion (verveine, mélisse) qu’elles sucrent naturellement, sans sucre ajouté.
  • Goût : très sucré, avec une pointe réglissée un peu amère en fin de bouche.
  • Astuce : une envie de fumer monte et retombe en quelques minutes. Mâcher une feuille, boire un grand verre d’eau, respirer lentement ou marcher cinq minutes occupe précisément ce laps de temps.
Stevia – soutien au sevrage du tabac
Les feuilles de stévia se mâchent au moment de l’envie

Les cinq plantes en un coup d’œil

Plante Partie utilisée Forme courante Ce que la tradition lui prête
Valériane Racine Macération à froid, gélules Apaisement nerveux, modification du plaisir de fumer
Griffonia Graine Gélules d’extrait Soutien du moral, nervosité, fringales (naturopathie)
Kudzu Racine Gélules, poudre Plante adaptogène, sensation de manque (tradition chinoise)
Lobélie Partie aérienne Granules homéopathiques Appoint homéopathique au moment des envies
Stévia Feuille Feuille fraîche mâchée, infusion Coupe l’envie soudaine, goût sucré sans sucre

Habitudes qui aident au quotidien

  • Fixer une date d’arrêt, repérer ses déclencheurs (café, voiture, pause) et prévoir une réponse pour chacun.
  • Boire beaucoup d’eau, privilégier les repas riches en protéines et en fibres, garder des horaires de sommeil réguliers.
  • Bouger chaque jour, même dix minutes : la marche rapide est le geste anti-envie le plus accessible.
  • Prévenir son entourage, tenir un carnet de bord, et se faire accompagner par un tabacologue ou son médecin.

Questions fréquentes

L’astuce à retenir : au moment où l’envie monte, mâchez lentement une feuille de stévia et buvez un grand verre d’eau : le geste occupe les quelques minutes pendant lesquelles l’envie culmine.

Quelle plante choisir si je dors mal depuis que j’ai arrêté ?

La valériane est celle que les herboristes conseillent traditionnellement dans les périodes de tension nerveuse et de sommeil agité. On l’emploie en macération à froid, une cuillère à café de racine séchée par tasse laissée une nuit, à boire en fin de journée. Son effet sédatif interdit de conduire ou de manipuler des outils dangereux après la prise.

Peut-on associer plusieurs de ces plantes ?

Mieux vaut rester simple : une plante apaisante le soir et un geste rapide pour les pics d’envie. Le griffonia ne doit jamais être associé à un antidépresseur, aux triptans ou aux IMAO, et le kudzu peut modifier l’action de certains médicaments. Dès qu’un traitement est en cours, l’avis d’un professionnel de santé est indispensable.

La stévia a-t-elle bon goût ?

Ses feuilles sont très sucrées, avec une petite note réglissée légèrement amère en fin de bouche. On les mâche fraîches, ou on les émiette séchées dans une infusion de verveine ou de mélisse qu’elles sucrent sans sucre ajouté. Si vous êtes diabétique, surveillez votre glycémie et choisissez des feuilles pures, sans additifs.

Ces plantes suffisent-elles pour arrêter de fumer ?

Non : elles relèvent d’un usage traditionnel d’accompagnement et ne remplacent ni un avis médical ni un traitement prescrit. Elles s’inscrivent dans une démarche plus large — date d’arrêt planifiée, hygiène de vie, soutien de l’entourage et suivi par un tabacologue ou un médecin.

Peut-on les utiliser pendant la grossesse ou chez un enfant ?

Non. La valériane, le griffonia et la lobélie sont déconseillés chez la femme enceinte ou allaitante et chez l’enfant, la lobélie étant également à éviter avant 6 ans. La stévia demande de la prudence pendant la grossesse et l’allaitement, en évitant les fortes quantités.

Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.


🌿 Cet article vous a plu ?

Jardin, animaux, recettes, nature & bien-être — chaque jour une nouvelle inspiration sur nos réseaux.

Suivez-nous
Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Rédactrice web confirmée, elle a été webmaster d'une jardinerie indépendante avant de se spécialiser dans le végétal. Sur Jardiner Malin, elle écrit sur les orchidées, les rosiers et le potager de balcon. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos.