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Bas du dos : les plantes du confort dorsal en herboristerie traditionnelle

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Le bas du dos tire, la station assise devient pénible, chaque mouvement se négocie. À côté du repos relatif et du mouvement doux, l’herboristerie propose depuis longtemps quelques gestes simples : une infusion de gingembre, une compresse de romarin et de prêle, un massage à l’huile diluée. Voici quelles parties de plantes utiliser, sous quelle forme, combien de temps, et ce qui doit vous en dissuader.

Le romarin, la plante pivot de cette page

Parmi toutes les plantes citées ici, le romarin est celle qui se prête au plus grand nombre de formes : infusion, décoction pour compresse, vinaigre de massage, huile essentielle. C’est aussi la plus facile à avoir sous la main, au jardin comme en pot.

Nom latin Salvia rosmarinus (anciennement Rosmarinus officinalis)
Famille Lamiacées
Partie utilisée Feuilles et sommités fleuries
Formes d’emploi Infusion, décoction en compresse, vinaigre aromatique, huile essentielle diluée
Saison de récolte Feuilles toute l’année, sommités au moment de la floraison (fin d’hiver à printemps)
Goût Camphré et résineux, franchement amer en fin de bouche

Ce qu’on lui prête

Toutes les indications qui suivent relèvent de l’usage traditionnel et du conseil d’herboristerie. Elles accompagnent le confort quotidien, elles ne remplacent ni un examen ni un traitement.

  • Romarin : les herboristes l’emploient traditionnellement en compresse chaude sur les zones tendues du dos, pour la sensation de chaleur et de détente qu’il procure.
  • Prêle : la naturopathie lui prête des propriétés reminéralisantes et dépuratives, en raison de sa richesse en silice.
  • Gingembre : réputé réchauffant dans la tradition asiatique, on le boit en infusion après les repas pour son effet tonique et sa chaleur diffuse.
  • Gaulthérie : son huile essentielle est traditionnellement utilisée par les masseurs et les sportifs, toujours diluée, sur les zones musculaires sollicitées.
  • Arnica : le macérat huileux est classiquement associé aux massages après un effort ou un faux mouvement.
  • Salsepareille : la tradition lui prête, comme à la prêle, un caractère dépuratif.
  • Marronnier d’Inde : l’herboristerie l’associe de longue date au confort circulatoire des jambes et du bas du corps.
  • Argile verte ou rouge : le cataplasme d’argile est un grand classique du soin domestique, apprécié pour son effet apaisant et rafraîchissant sur les zones sensibles.
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Le rhizome de gingembre s’infuse frais, tranché fin

Comment l’employer

L’infusion de gingembre

  • Pelez et tranchez finement l’équivalent d’un petit morceau de rhizome frais, soit environ une cuillère à café, pour une tasse de 250 ml.
  • Versez l’eau frémissante dessus, couvrez, laissez infuser 8 à 10 minutes.
  • On la boit bien chaude, plutôt après le repas. Deux tasses dans la journée suffisent largement.
  • Goût : piquant, chaud, un peu citronné. Une rondelle de citron ou un soupçon de miel l’adoucit.

La compresse romarin–prêle

  • Portez un litre d’eau à ébullition, jetez-y une petite poignée de romarin et une petite poignée de prêle séchée.
  • Coupez le feu, couvrez et laissez infuser une demi-heure.
  • Filtrez, laissez tiédir, imbibez une gaze ou un linge propre et appliquez sur la zone sensible.
  • Allongez-vous une trentaine de minutes, le temps que le linge refroidisse.
  • Usage externe uniquement : cette préparation ne se boit pas.

Le vinaigre de romarin

  • Glissez quelques branches de romarin frais bien sec dans une bouteille de vinaigre de cidre.
  • Laissez macérer trois semaines à l’abri de la lumière, en secouant de temps en temps, puis filtrez.
  • On en verse quelques gouttes dans le creux de la main pour un massage ferme et lent de la zone tendue.

Le massage aux huiles

  • Quelques gouttes d’huile essentielle de gaulthérie se diluent dans une cuillère à soupe de macérat huileux d’arnica ou d’huile végétale neutre.
  • Massez doucement, en mouvements circulaires, jusqu’à pénétration complète.
  • Lavez-vous les mains ensuite et ne touchez ni les yeux ni les muqueuses.
  • Jamais d’huile essentielle pure sur la peau, jamais par voie orale.

Le cataplasme d’argile

  • Délayez de l’argile verte ou rouge dans un peu d’eau chaude, dans un récipient non métallique, jusqu’à obtenir une pâte souple.
  • Étalez sur un linge, appliquez sur la zone, laissez agir une demi-heure environ.
  • Rincez à l’eau tiède et jetez l’argile utilisée : elle ne se réemploie pas.

À table

  • La naturopathie conseille, en période de dos sensible, d’alléger les farines raffinées, le sucre blanc, la viande rouge et les produits laitiers.
  • Elle met plutôt en avant le poivron rouge, le céleri, le brocoli, la betterave, la carotte, les graines de chia, les noix, l’ananas, la papaye et le thé vert.
  • Le mouvement doux, la marche et les étirements réguliers sont préférés à l’immobilité prolongée.
Plante ou matière Forme d’emploi courante Ce que la tradition lui prête
Gingembre Infusion du rhizome frais, après le repas Plante réchauffante et tonique
Romarin Compresse tiède, vinaigre de massage Détente des zones tendues, sensation de chaleur
Prêle Infusion, compresse en mélange Reminéralisante et dépurative en naturopathie
Gaulthérie Huile essentielle très diluée, massage externe Classique des massages sportifs
Salsepareille Infusion, souvent associée à la prêle Réputée dépurative
Argile verte ou rouge Cataplasme sur linge, une demi-heure Apaisante sur les zones sensibles

Questions fréquentes

L’astuce à retenir : une compresse tiède de romarin et de prêle posée trente minutes, allongé, est le geste le plus simple et le plus accessible de cette page.

Quelle plante employer en premier quand le bas du dos est sensible ?

Le romarin est le plus polyvalent : en compresse tiède pour l’application locale, en vinaigre de macération pour le massage. Il se trouve facilement, frais au jardin ou séché en herboristerie. L’infusion de gingembre, bue chaude après le repas, complète bien cet usage externe.

Peut-on boire la décoction de romarin et de prêle ?

Non, cette préparation est destinée à l’usage externe, en compresse. On imbibe une gaze du mélange tiédi, on l’applique sur la zone sensible et on s’allonge une trentaine de minutes. Pour une boisson, on prépare plutôt une infusion légère de prêle et de salsepareille, adoucie au citron.

Comment utiliser l’huile essentielle de gaulthérie sans risque ?

Toujours diluée : quelques gouttes dans une cuillère à soupe de macérat d’arnica ou d’huile végétale, jamais pure et jamais par voie orale. Elle est à écarter en cas d’allergie à l’aspirine, de traitement anticoagulant, chez l’enfant, et pendant la grossesse ou l’allaitement.

Faut-il rester immobile ou bouger ?

Contrairement à une idée répandue, l’immobilité prolongée n’est pas conseillée : marche et mouvements doux sont préférables. En revanche, les charges trop lourdes sont à éviter tant que la zone reste sensible. En cas de doute sur ce que vous pouvez faire, demandez l’avis d’un professionnel de santé.

Combien de temps garder un cataplasme d’argile ?

Une demi-heure suffit dans l’usage courant. L’argile se délaye dans un peu d’eau chaude, dans un récipient non métallique, s’étale sur un linge et se rince à l’eau tiède. Elle ne se réapplique jamais deux fois et ne se pose pas sur une peau abîmée.

Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.


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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.

Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.