Le romarin est l’une des plantes aromatiques emblématiques du jardin méditerranéen. Persistant, parfumé, décoratif et peu exigeant une fois installé, il se cultive aussi bien en pleine terre qu’en pot. Ses rameaux aromatisent de nombreux plats tandis que sa floraison, souvent généreuse, attire abeilles et autres pollinisateurs. Voici comment planter, arroser, tailler, bouturer et récolter le romarin, ainsi que les variétés à choisir selon l’utilisation recherchée.
| Nom | Romarin |
| Nom botanique | Salvia rosmarinus (anciennement Rosmarinus officinalis) |
| Famille | Lamiacées |
| Type | Arbrisseau aromatique persistant |
| Hauteur | Environ 50 cm à 1,50 m selon variété et conditions |
| Exposition | Plein soleil |
| Sol | Léger, très bien drainé, même pauvre ou calcaire |
| Feuillage | Persistant |
| Récolte | Toute l’année |
Le romarin apprécie avant tout le soleil et un sol parfaitement drainé. Une fois bien installé, il supporte remarquablement les périodes sèches. L’excès d’humidité, notamment en hiver, lui est généralement plus préjudiciable que la pauvreté du terrain.
La plantation peut être réalisée au printemps ou à l’automne. Dans les régions aux hivers froids ou humides, une plantation printanière laisse davantage de temps au jeune plant pour s’enraciner avant son premier hiver.
Dans les régions à climat doux, l’automne convient très bien.
Choisissez un emplacement :
Il convient particulièrement aux rocailles, talus, massifs méditerranéens, bordures et jardins secs.
Une terre ordinaire convient si elle est suffisamment drainante. Le romarin accepte très bien les sols pauvres et calcaires.
Dans une terre lourde et argileuse, évitez de créer simplement une poche de sable ou de gravier au fond du trou. Il vaut mieux améliorer le drainage de l’ensemble de la zone de plantation, planter légèrement en hauteur ou choisir un emplacement naturellement mieux drainé.
Le romarin se cultive très bien en pot et peut ainsi être installé sur une terrasse, un balcon ou près de la cuisine.
Utilisez un contenant impérativement percé et suffisamment stable pour supporter l’arbuste lorsqu’il prend du volume.
À lire : cultiver le romarin en pot, les clés du succès.
Le romarin ne se limite pas à l’arbuste dressé traditionnel. Certaines variétés restent compactes, d’autres sont rampantes ou retombantes, tandis que certaines sont surtout recherchées pour leur floraison.
| Variété | Port | Caractéristiques | Utilisation |
|---|---|---|---|
| ‘Prostratus’ | Rampant à retombant | Développement bas avec rameaux retombants | Rocaille, talus, muret, pot et jardinière |
| ‘Miss Jessopp’s Upright’ | Dressé | Port vertical et structuré | Massif, bordure, petite haie aromatique |
| ‘Blue Lagoon’ | Buissonnant | Intéressant notamment pour sa floraison bleue | Massif aromatique et ornemental |
| ‘Corsican Blue’ | Buissonnant | Floraison décorative et généreuse | Jardin sec, massif méditerranéen |
Une fois installé dans de bonnes conditions, le romarin fait partie des aromatiques qui demandent très peu d’entretien.
Ses principaux ennemis sont davantage l’humidité stagnante, le manque de lumière et les tailles trop sévères qu’un manque d’engrais.
Durant la première année, arrosez lorsque le sol sèche fortement, particulièrement après une plantation printanière suivie d’un été chaud.
Une fois correctement enraciné, le romarin cultivé en pleine terre supporte bien la sécheresse. Les arrosages deviennent généralement inutiles en dehors des périodes exceptionnellement sèches.
En pot, la situation est différente : le faible volume de substrat sèche plus rapidement. Surveillez donc régulièrement la terre sans maintenir le romarin constamment humide.
Peu exigeant, le romarin n’a pas besoin d’une fertilisation importante. Une terre excessivement riche peut même favoriser une végétation vigoureuse au détriment du port compact recherché.
En pot, un renouvellement partiel du substrat ou un apport modéré pendant la période de croissance suffit généralement.
La taille permet principalement de conserver un arbuste compact et bien ramifié. Sans intervention pendant plusieurs années, certains pieds finissent par se dégarnir à la base.
Intervenez notamment après la floraison ou lorsque les nouvelles pousses ont suffisamment grandi.
Le romarin repart moins facilement depuis les parties anciennes dépourvues de feuillage. Il vaut donc mieux effectuer régulièrement une taille modérée que devoir rabattre brutalement un vieux sujet.
À lire : pourquoi tailler le romarin après sa floraison ?
Le bouturage du romarin permet d’obtenir facilement de nouveaux plants présentant les mêmes caractéristiques que le pied d’origine.
Les boutures peuvent être réalisées pendant la période de croissance, notamment du printemps à la fin de l’été.
Le marcottage constitue également une solution simple, notamment sur les variétés dont les rameaux se rapprochent naturellement du sol.
Les rameaux peuvent être récoltés tout au long de l’année puisque le feuillage est persistant.
Coupez de préférence de jeunes rameaux feuillés plutôt que de prélever uniquement quelques feuilles. Cette méthode permet de récolter tout en favorisant la ramification de l’arbuste.
Les fleurs sont également comestibles et peuvent être utilisées avec parcimonie pour apporter une note aromatique et décorative à certaines préparations.
Réunissez les rameaux en petits bouquets et faites-les sécher dans un endroit sec, ventilé et à l’abri du soleil direct. Une fois parfaitement secs, détachez les feuilles et conservez-les dans un contenant fermé, à l’abri de l’humidité et de la lumière.
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Un romarin qui dépérit n’a pas nécessairement besoin de davantage d’eau. Au contraire, l’excès d’humidité est une cause fréquente de problèmes.
| Symptôme | Cause possible | Que faire ? |
|---|---|---|
| Feuilles jaunes | Excès d’eau, drainage insuffisant | Espacer les arrosages et vérifier l’écoulement de l’eau |
| Rameaux qui sèchent | Stress racinaire, froid, sécheresse importante ou vieillissement | Identifier la cause avant d’arroser davantage |
| Base dégarnie | Vieillissement et absence de taille régulière | Tailler modérément les jeunes pousses chaque année |
| Dépôt blanchâtre | Oïdium possible | Améliorer l’aération et éviter de maintenir le feuillage humide |
| Plante peu vigoureuse | Manque de soleil ou conditions trop humides | Privilégier une situation plus lumineuse et drainante |
Le romarin est l’une des aromatiques incontournables de la cuisine méditerranéenne. Son parfum puissant impose toutefois de le doser avec mesure.
Les feuilles fraîches ou séchées accompagnent notamment :
Les rameaux ligneux peuvent également servir à parfumer une cuisson ou, lorsqu’ils sont suffisamment solides, être utilisés comme brochettes aromatiques.
Le romarin peut entrer dans la composition d’un bouquet garni, associé notamment à :
Dans un massif, associez-le de préférence à des plantes appréciant elles aussi le soleil et les sols drainants.
Il s’accorde particulièrement bien avec :
Cette association permet de créer un massif persistant, parfumé et particulièrement intéressant pour les pollinisateurs.
Le romarin supporte des gelées, mais sa résistance dépend de la variété, de l’exposition, de la durée du froid et surtout du drainage. Un froid sec est généralement mieux supporté qu’un hiver froid accompagné d’une humidité persistante autour des racines.
Plusieurs causes sont possibles : excès d’eau, problème racinaire, froid intense, sécheresse importante ou vieillissement de certains rameaux. Vérifiez d’abord l’humidité du sol avant d’ajouter de l’eau.
Il n’existe pas de fréquence fixe. En pleine terre, un sujet bien installé demande peu d’arrosage. En pot, arrosez lorsque le substrat a suffisamment séché plutôt que selon un calendrier systématique.
Mieux vaut l’éviter. Le romarin repart difficilement depuis certaines parties de vieux bois totalement dénudées. Une taille légère et régulière est préférable à un rabattage brutal après plusieurs années sans intervention.
Son feuillage persistant permet une récolte toute l’année. Prélevez de préférence de jeunes rameaux sains et évitez de dégarnir excessivement une même partie de l’arbuste.
Il peut survivre avec moins de soleil, mais le plein soleil favorise une végétation plus compacte, une bonne floraison et le caractère aromatique du feuillage.
Ce n’est généralement pas la situation idéale sur le long terme. Le romarin apprécie beaucoup de lumière et une bonne circulation de l’air. Un balcon, une terrasse ou un emplacement extérieur ensoleillé lui convient mieux lorsque le climat le permet.
Le bouturage peut être réalisé pendant la période de croissance, notamment du printemps à la fin de l’été, sur des pousses saines.
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Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.