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Guarana, thé vert, ispaghul, reine-des-prés et pissenlit : ce que l’herboristerie leur prête
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Cinq plantes reviennent sans cesse dans les rayons « minceur » des herboristeries : le guarana, le thé vert, l’ispaghul, la reine-des-prés et le pissenlit. Voici, pour chacune, la partie utilisée, la forme d’emploi, le goût, le moment de la journée où on la prend traditionnellement, et surtout les situations où il vaut mieux s’en abstenir.
Printemps pour les jeunes feuilles de thé et les feuilles de pissenlit, début d’été pour les sommités de reine-des-prés, automne pour les racines de pissenlit
Goût
Amer et torréfié (guarana), végétal et astringent (thé vert), quasi neutre (ispaghul), miellé et légèrement amandé (reine-des-prés), franchement amer (pissenlit)
Ce qu’on leur prête
Le guarana
Des graines très concentrées en caféine, d’où sa réputation stimulante
La naturopathie le range parmi les plantes dites « stimulantes », en raison de sa teneur en caféine.
On lui prête traditionnellement un effet de coup de fouet sur le tonus général et la vigilance.
Les herboristes le réservent au matin ou au milieu de journée, jamais en soirée.
Le thé vert
Les jeunes feuilles infusées, base de la boisson la plus courante
Il est réputé, dans l’usage traditionnel, pour son effet tonique et pour accompagner les périodes de rééquilibrage alimentaire.
La naturopathie lui prête une action sur le confort digestif après les repas riches.
C’est aussi, tout simplement, une boisson chaude peu calorique qui remplace avantageusement les boissons sucrées.
L’ispaghul (psyllium blond)
Le tégument des graines gonfle en gel au contact de l’eau
On l’emploie traditionnellement pour la sensation de satiété qu’apporte le gel formé dans l’estomac.
L’herboristerie le conseille aussi pour le confort du transit intestinal.
Son goût presque neutre le rend facile à intégrer à un yaourt ou à un verre d’eau.
La reine-des-prés
Les sommités fleuries, récoltées au début de l’été
Elle est réputée en herboristerie pour favoriser l’élimination rénale de l’eau.
La naturopathie l’associe volontiers aux protocoles dits « drainants », notamment sur la sensation de jambes lourdes et l’aspect « peau d’orange ».
Son infusion miellée se boit aussi pour le plaisir, tiède, en fin de journée.
Le pissenlit
Feuilles et racines : deux usages distincts d’une même plante
Son nom populaire dit déjà l’usage que la tradition lui prête : celui d’une plante des cures dites « dépuratives » de printemps.
On l’emploie traditionnellement en cas de sensation de rétention d’eau et de gonflement passager.
Son amertume est, en herboristerie, associée au confort digestif avant les repas.
Comment les employer
Le guarana
Forme courante : poudre de graines torréfiées, gélules ou extrait sec, avalés avec un grand verre d’eau.
Moment : le matin ou en début d’après-midi, jamais en fin de journée.
Durée : en usage traditionnel, on l’emploie en cure courte de quelques semaines, entrecoupée de pauses.
Goût : très amer ; la poudre se noie plus facilement dans un smoothie ou un jus végétal.
Le thé vert
Préparation : une cuillère à café de feuilles par tasse, sur une eau frémissante non bouillante (autour de 70-80 °C).
Infusion : 2 à 3 minutes. Au-delà, les tanins ressortent et la boisson devient franchement amère.
Fréquence d’usage courant : une à deux tasses par jour, à distance du soir.
Astuce : ne jamais l’accompagner d’un repas riche en aliments ferrugineux si l’on manque de fer, les tanins gênant l’absorption de ce dernier.
L’ispaghul
Forme courante : poudre sèche micronisée, ou téguments entiers.
Préparation : une cuillère à café rase délayée dans un grand verre d’eau, bue immédiatement, puis suivie d’un second verre d’eau.
Moment : en dehors des repas, quand la sensation de faim se manifeste.
Impératif : toujours avec une quantité d’eau généreuse, sous peine d’un gel trop épais et d’un inconfort digestif.
La reine-des-prés
Préparation : une cuillère à soupe de sommités séchées par tasse d’eau frémissante, couvercle posé.
Infusion : 10 minutes environ. L’eau ne doit jamais bouillir sur la plante, ses composés aromatiques étant fragiles.
Moment : dans la journée, entre les repas.
Forme alternative : gélules de plante sèche, prises avec un grand verre d’eau avant les repas.
Le pissenlit
Feuilles séchées : une petite cuillère à soupe par tasse d’eau frémissante, 10 minutes à couvert.
Racine : en décoction, portée à frémissement puis laissée reposer, pour une amertume plus marquée.
Durée : la tradition limite la cure à quelques semaines, pas davantage.
En cuisine : les jeunes feuilles de printemps se mangent crues en salade, avec un œuf mollet et des lardons.
Plante
Ce que la tradition lui prête
Forme d’usage la plus courante
Guarana
Tonus, vigilance (plante stimulante en naturopathie)
Poudre ou gélules, le matin
Thé vert
Tonus, confort digestif après les repas riches
Infusion courte, 2 à 3 minutes
Ispaghul
Sensation de satiété, confort du transit
Poudre délayée dans un grand verre d’eau
Reine-des-prés
Élimination rénale de l’eau, protocoles drainants
Infusion de sommités, eau frémissante
Pissenlit
Cures dépuratives de printemps, sensation de gonflement
Tisane de feuilles, ou feuilles crues en salade
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : l’ispaghul ne se prend jamais sans un grand verre d’eau, puis un second derrière — c’est l’eau qui fait tout le travail du mucilage.
À quel moment de la journée prendre ces plantes ?
Le guarana et le thé vert, riches en caféine, se prennent le matin ou en début d’après-midi : consommés en fin de journée, ils risquent de perturber le sommeil. L’ispaghul se prend en dehors des repas, quand la faim se manifeste. La reine-des-prés et le pissenlit s’emploient dans la journée, entre les repas.
Pourquoi ne faut-il pas faire bouillir l’eau de la reine-des-prés ?
Ses composés aromatiques sont fragiles et s’évaporent sous l’effet d’une ébullition franche. On verse donc une eau simplement frémissante sur les sommités séchées, et on couvre la tasse pendant l’infusion, une dizaine de minutes, pour retenir les arômes.
Le pissenlit se consomme-t-il autrement qu’en tisane ?
Oui. Les jeunes feuilles récoltées au printemps, avant la floraison, se mangent crues en salade, leur amertume s’accommodant très bien d’un œuf mollet et d’une vinaigrette relevée. La racine, elle, se prépare plutôt en décoction. Récoltez toujours loin des bords de route et des zones traitées.
Ces plantes peuvent-elles remplacer un suivi alimentaire ?
Non. Ce sont des plantes d’usage traditionnel, qui s’inscrivent au mieux en accompagnement d’une alimentation et d’une activité physique revues avec un professionnel de santé. Elles ne se substituent ni à un régime alimentaire adapté ni à un avis médical, en particulier en présence d’un traitement en cours.
Comment conserver ces plantes séchées ?
À l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, dans un bocal hermétique ou un sachet kraft opaque. Le thé vert et la reine-des-prés perdent leur parfum en quelques mois : mieux vaut acheter de petites quantités et les renouveler souvent. La poudre d’ispaghul, elle, craint surtout l’humidité.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Rédactrice web confirmée, elle a été webmaster d'une jardinerie indépendante avant de se spécialiser dans le végétal. Sur Jardiner Malin, elle écrit sur les orchidées, les rosiers et le potager de balcon. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos.