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Jambes lourdes : les plantes du confort circulatoire en herboristerie

plantes pour soulager les jambes lourdes

Sensation de jambes pesantes en fin de journée, chevilles tendues, mollets qui tirent : l’herboristerie traditionnelle range une petite famille de plantes du côté du confort circulatoire. Hamamélis, vigne rouge, marronnier d’Inde, fragon, mélilot, ginkgo : voici ce qu’on leur prête, sous quelles formes on les emploie, et surtout ce qui doit vous en écarter.

Carte d’identité de la plante vedette : l’hamamélis

Nom latin Hamamelis virginiana
Famille Hamamélidacées
Partie utilisée Feuilles et écorce séchées
Formes d’emploi Infusion, extraits secs et liquides, gels, distillat (usage local uniquement)
Saison de récolte Feuilles en été, écorce en fin d’automne ou en hiver
Goût Très astringent, tannique, légèrement amer et boisé
L'hamamelis pour soulager les jambes lourdes
Feuilles et écorce d’hamamélis, riches en tanins et flavonoïdes

Ce qu’on leur prête

Ces six plantes forment le socle de ce que l’herboristerie appelle les « veinotoniques ». Voici les usages qui leur sont traditionnellement attribués :

  • Hamamélis : l’usage traditionnel de ses feuilles et de son écorce est réputé vasculo-protecteur ; les herboristes le conseillent de longue date en cas de sensation de jambes pesantes.
  • Marronnier d’Inde : on lui prête traditionnellement un effet tonifiant sur les parois veineuses et les petits vaisseaux, ainsi qu’une action sur les gonflements et les chevilles enflées.
  • Fragon épineux (petit-houx) : la naturopathie lui attribue une action sur le tonus et l’élasticité des veines, et l’emploie très classiquement contre la sensation de jambes lourdes.
  • Vigne rouge : ses feuilles pourpres sont réputées vasculo-protectrices ; c’est la plante la plus populaire de cette famille dans l’usage domestique.
  • Mélilot : la tradition herboriste lui prête, par ses flavonoïdes et ses coumarines, un effet sur la circulation de retour et sur la sensation de tension dans les mollets.
  • Ginkgo : on lui prête un effet tonifiant sur les veines ; son intérêt est jugé plus modeste que celui des plantes précédentes dans cet usage précis.

Quelle plante, quelle partie, quelle forme ?

Plante Partie utilisée Forme d’emploi courante
Hamamélis Feuilles et écorce Infusion, gel, distillat en application locale
Marronnier d’Inde Graines et écorce Extrait préparé du commerce, gel
Fragon épineux Rhizome Extrait préparé, décoction de rhizome
Vigne rouge Feuilles, pépins Infusion de feuilles, extrait, gel jambes
Mélilot Sommités fleuries Infusion, extrait, compresse
Ginkgo Feuilles Gel appliqué en massage
La vigne rouge pour soulager les jambes lourdes
Les feuilles pourpres de vigne rouge, riches en anthocyanosides

Comment les employer

L’infusion de feuilles de vigne rouge

  • Comptez une cuillère à café bombée de feuilles séchées émiettées par tasse.
  • Versez l’eau frémissante, couvrez, laissez infuser une dizaine de minutes, puis filtrez.
  • Le goût est légèrement astringent et fruité : une rondelle de citron l’adoucit très bien.
  • Usage courant : une à deux tasses par jour, plutôt en fin de journée, en cure de quelques semaines.

L’infusion d’hamamélis

  • Une cuillère à café de feuilles séchées par tasse, couvertes, dix minutes hors du feu.
  • Pour l’écorce, préférez la décoction : une petite cuillère par tasse, portée cinq minutes à frémissement, puis dix minutes de repos.
  • Le goût est franchement tannique, comme un thé très infusé : le miel le rend plus buvable.

En application locale, le geste du soir

  • Le distillat (hydrolat) d’hamamélis s’emploie uniquement en externe : imbibez-en une compresse ou un linge fin.
  • Posez la compresse fraîche sur les mollets et les chevilles pendant dix à quinze minutes, jambes surélevées.
  • Une infusion refroidie au réfrigérateur fait office de lotion de compresse pour un coût dérisoire.
  • Les gels tout prêts à l’hamamélis, à la vigne rouge, au marronnier d’Inde ou au ginkgo s’appliquent en massage remontant, de la cheville vers le genou.

Les extraits préparés

  • Marronnier d’Inde et fragon épineux s’emploient essentiellement sous forme d’extraits du commerce, secs ou liquides.
  • Suivez strictement le dosage indiqué sur le conditionnement : ces extraits sont bien plus concentrés qu’une tisane.
  • Le mélilot s’utilisé en infusion de sommités fleuries ou en extrait, selon la préparation choisie.

Questions fréquentes

L’astuce à retenir : une compresse d’infusion d’hamamélis refroidie au réfrigérateur, posée quinze minutes sur les mollets jambes surélevées, reste le geste du soir le plus simple et le moins cher.

Quelle plante choisir si je n’en prends qu’une ?

La vigne rouge est la plus accessible : ses feuilles séchées se trouvent partout et s’infusent facilement. L’hamamélis a l’avantage de se prêter aussi bien à l’infusion qu’à l’application locale. Le choix dépend surtout des contre-indications qui vous concernent : relisez l’encadré avant de décider.

Peut-on boire ces tisanes tous les jours ?

L’usage traditionnel veut qu’on procède par cures de quelques semaines plutôt qu’en continu, avec des pauses. Une à deux tasses par jour correspondent à l’usage courant. Au-delà, ou si vous suivez un traitement, demandez conseil à un pharmacien ou à un herboriste.

Infusion ou gel : quelle différence ?

L’infusion se boit et s’inscrit dans la durée ; le gel s’applique sur la peau et procure une sensation de fraîcheur immédiate, appréciée en fin de journée. Rien n’empêche de combiner les deux. Le distillat d’hamamélis, lui, est réservé à l’usage externe uniquement.

Puis-je récolter moi-même mes feuilles de vigne rouge ?

Oui, si vous disposez de vigne non traitée : on récolte les feuilles à l’automne, quand elles rougissent, loin des routes et des parcelles traitées. Séchez-les à plat, à l’ombre et à l’air libre, puis conservez-les en bocal hermétique à l’abri de la lumière.

Ces plantes remplacent-elles les bas de contention ?

Non. L’herboristerie propose ici un accompagnement du confort quotidien, pas un substitut à un dispositif ou à un traitement prescrit. Si votre médecin vous a conseillé une contention, gardez-la et parlez-lui simplement des plantes que vous souhaitez utiliser en complément.

Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.

Photos : Greyerbaby, Annette Meyer, Peter Stenzel


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Écrit par Solenne Ricard | Diplômée d'Art et passionnée de botanique, Solenne a choisi d'utiliser sa sensibilité aux questions environnementales pour écrire sur les plantes et le jardinage. Rédactrice web confirmée, elle a été webmaster d'une jardinerie indépendante avant de se spécialiser dans le végétal. Sur Jardiner Malin, elle écrit sur les orchidées, les rosiers et le potager de balcon. Cette amatrice de bonne cuisine cultive son potager en permaculture et utilise ses récoltes pour concocter quotidiennement de petits plats bio et écolos.