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Plantes et confort de la peau : ce que l’herboristerie traditionnelle prête à la bardane, à l’ail et à l’arbre à thé
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Bouton rouge, dur, chaud, qui mûrit en quelques jours : le furoncle est une infection cutanée bactérienne, et elle relève d’abord du regard d’un médecin. Cette fiche ne remplace pas cet avis : elle rassemble les plantes que l’herboristerie et la naturopathie associent traditionnellement au confort de la peau, avec leurs formes d’emploi, leurs quantités d’usage courant et leurs limites.
Les plantes de la peau en herboristerie : racines, bulbes et feuilles
La bardane, plante de peau de l’herboristerie
Parmi les plantes citées ici, la bardane est celle que les herboristes européens associent le plus anciennement au terrain cutané. Voici sa carte d’identité.
Nom latin
Arctium lappa
Famille
Astéracées
Partie utilisée
La racine principalement ; les feuilles fraîches en usage externe
Formes d’emploi
Décoction, teinture mère, poudre en gélules, racine fraîche cuisinée, cataplasme de feuilles
Saison de récolte
Racine à l’automne de la première année, ou tout début du printemps de la deuxième
Goût
Terreux et doux, avec une amertume nette en fin de bouche
Ce qu’on lui prête
Ces usages relèvent de la tradition herboriste et de la naturopathie. Ils ne se substituent à aucun traitement.
Bardane : l’herboristerie occidentale la range parmi les plantes dites « dépuratives » et la conseille traditionnellement en cure de fond pour le confort des peaux à imperfections.
Échinacée : les herboristes lui prêtent un rôle de soutien des défenses naturelles, notamment lors des périodes de fatigue ; on l’emploie traditionnellement en cures courtes.
Ail : la tradition culinaire et populaire lui attribue depuis l’Antiquité une réputation assainissante, d’où sa place quotidienne dans l’assiette plutôt qu’en remède.
Hydraste du Canada : la pharmacopée nord-américaine traditionnelle l’associait aux mélanges de racines destinés au confort des muqueuses et de la peau.
Arbre à thé : l’aromathérapie lui prête des propriétés assainissantes locales ; on l’utilise en application externe, toujours diluée.
Pensée sauvage et pissenlit : souvent associées à la bardane dans les tisanes dites « de printemps » réputées pour le confort cutané.
Les plantes citées en un coup d’œil
Plante
Partie et forme
Ce que la tradition lui prête
Bardane
Racine, en décoction ou teinture
Plante « dépurative » de référence des herboristes pour le confort des peaux grasses
Échinacée
Racine, en décoction ou teinture
Soutien réputé des défenses naturelles, en cure courte
Hydraste du Canada
Racine, en mélange de tisane
Usage traditionnel nord-américain pour le confort cutané ; espèce menacée, souvent remplacée
Ail
Bulbe frais, en cuisine
Réputation assainissante ancienne, dans le cadre de l’alimentation courante
Arbre à thé
Feuille, en huile essentielle diluée
Assainissant local en application externe, jamais près des yeux
Comment l’employer
La décoction de racine de bardane
Comptez environ une cuillère à soupe de racine séchée et concassée pour 250 ml d’eau froide.
Portez à frémissement, laissez cuire 3 à 5 minutes, puis coupez le feu et laissez infuser 10 minutes à couvert.
Filtrez. L’usage courant est d’une à deux tasses par jour, plutôt entre les repas.
Les herboristes conseillent traditionnellement des cures de deux à trois semaines, entrecoupées de pauses.
Le goût est terreux : une rondelle de citron ou une pincée de menthe séchée l’adoucit sans rien changer à la préparation.
Le mélange de racines en tisane
Bardane et échinacée se préparent de la même façon, en décoction : ce sont des racines, une simple infusion ne suffit pas à les extraire.
Dosez à parts égales, une cuillère à café de chaque pour 300 ml d’eau.
L’usage courant se limite à deux ou trois tasses par jour, sur une période courte.
Si votre mélange contient de l’hydraste, vérifiez son origine : l’espèce est protégée à l’état sauvage.
L’ail, en cuisine
Une à deux gousses par jour dans les plats suffisent largement : c’est un aliment, pas une préparation.
Écrasez la gousse et laissez-la reposer quelques minutes avant cuisson, le temps que ses composés soufrés se forment.
Ajoutez-le en fin de cuisson : une cuisson longue lui ôte son mordant et son arôme.
L’huile essentielle d’arbre à thé, en externe
Elle ne s’applique jamais pure : diluez-la à raison d’une goutte pour neuf gouttes d’huile végétale (jojoba, amande douce, calophylle).
Testez d’abord le mélange au pli du coude et attendez 24 heures avant tout autre usage.
Application locale, du bout d’un coton-tige propre, sur peau nettoyée, une à deux fois par jour.
Ne l’appliquez jamais sur une lésion près des yeux, ni sur une plaie ouverte ou suintante.
L’hygiène de vie qui accompagne
Buvez abondamment tout au long de la journée : la naturopathie insiste sur une hydratation régulière, de l’ordre de huit verres d’eau.
Veillez à un transit régulier et évitez la constipation : c’est un conseil constant des praticiens en naturopathie.
Faites une place large aux fibres : crudités, légumes verts à feuilles, fruits nature.
Limitez le pain blanc et les sucres rapides.
Lavez-vous soigneusement les mains avant tout contact avec une lésion cutanée : les manipuler avec des mains sales expose à une surinfection.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : diluez toujours l’huile essentielle d’arbre à thé dans une huile végétale, une goutte pour neuf, et tenez-la à distance des yeux.
Peut-on se passer d’un médecin en utilisant des plantes ?
Non. Un furoncle est une infection bactérienne qui peut se compliquer, la bactérie pouvant gagner le sang. Les plantes présentées ici relèvent d’un savoir d’usage et d’un accompagnement du confort cutané, pas d’un traitement. Consulter reste la démarche de base, surtout en cas de fièvre, d’extension de la lésion, de localisation sur le visage ou de récidives.
Pourquoi faut-il faire bouillir la bardane et pas simplement l’infuser ?
Parce qu’on utilise sa racine, une partie dure et fibreuse que l’eau chaude seule ne pénètre pas. On procède donc en décoction : 3 à 5 minutes de frémissement, puis 10 minutes d’infusion à couvert. Le même principe vaut pour la racine d’échinacée et pour l’hydraste.
L’huile essentielle d’arbre à thé peut-elle s’appliquer pure ?
Non, elle se dilue systématiquement dans une huile végétale, à raison d’une goutte pour neuf gouttes d’huile. Testez le mélange au pli du coude 24 heures avant. Et ne l’appliquez jamais sur une zone proche des yeux : elle y provoque des rougeurs.
Quelle place pour l’alimentation ?
La naturopathie conseille une hydratation abondante, de l’ordre de huit verres d’eau par jour, et une attention au transit pour éviter la constipation. Côté assiette : beaucoup de fibres, crudités, légumes verts à feuilles et fruits nature, et une limitation du pain blanc et des sucres rapides. L’ail y trouve sa place comme condiment quotidien.
Ces plantes conviennent-elles à tout le monde ?
Non. Bardane et échinacée sont des Astéracées, à éviter en cas d’allergie à cette famille. L’échinacée est déconseillée en cas de maladie auto-immune ou de traitement immunosuppresseur, l’ail en grande quantité en cas d’anticoagulants. Grossesse, allaitement et jeunes enfants demandent l’avis d’un professionnel de santé.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis medical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de sante.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.