Mangue : usages traditionnels, cuisine et soins de la peau
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Fruit tropical sucré et très orangé, la mangue se mange crue, en jus, en sorbet ou en accompagnement de poissons. Au-delà du fruit, l’herboristerie traditionnelle des pays producteurs utilisé aussi l’écorce, les feuilles et le noyau du manguier. Voici ce que la plante contient, ce qu’on lui prête, comment la préparer chez soi et ce qui doit inviter à la prudence.
Carte d’identité de la mangue
Nom latin
Mangifera indica
Famille
Anacardiacées
Origine
Asie du Sud, Inde
Parties utilisées
Fruit et sa peau, écorce du tronc, feuilles, racines, amande du noyau, beurre extrait du noyau
Formes d’emploi
Fruit frais, jus, smoothie, sorbet ; infusion, décoction ; poudre ; masque et gommage ; beurre cosmétique
Saison
Disponible toute l’année selon les provenances, pleine saison en hiver et au printemps
Goût
Fruit doux, très sucré, légèrement résineux ; écorce et feuilles nettement astringentes et amères
Ce qu’on lui prête
Un fruit très coloré, riche en bêta-carotène et en vitamine C
Les usages ci-dessous relèvent de la tradition et de l’herboristerie des pays où pousse le manguier. Ils ne constituent pas un avis médical.
Fruit frais : il est réputé rafraîchissant et désaltérant, du fait de sa teneur en eau de 83 %.
Confort digestif : la naturopathie apprécie la mangue pour son apport en fibres (environ 1,8 g/100 g) et lui prête un effet favorable sur le transit.
Sphère hépatique : on lui prête traditionnellement un rôle de stimulation des sécrétions biliaires ; elle est réputée « amie du foie » dans les usages populaires.
Vitalité : riche en vitamine C et en vitamines du groupe B, elle est traditionnellement conseillée par les herboristes dans les périodes de fatigue passagère.
Racines : en infusion, elles sont employées dans la tradition pour leur réputation diurétique.
Écorce du tronc : nettement astringente, elle est utilisée traditionnellement en tisane, ainsi qu’en décoction en bain de bouche pour les gencives sensibles, et en usage local dans les gênes hémorroïdaires.
Feuilles : l’herboristerie traditionnelle leur prête des qualités antiseptiques et les emploie en infusion lors des épisodes fébriles, ou en application sur les piqûres d’insectes.
Amande du noyau : réduite en poudre, elle a une réputation vermifuge dans les médecines traditionnelles d’Asie et d’Afrique.
Peau et cosmétique : la cosmétique naturelle lui prête des vertus nourrissantes, hydratantes et astringentes ; le beurre extrait du noyau est apprécié pour les cheveux secs.
Comment l’employer
Le fruit, au quotidien
Nature : une demi-mangue à une mangue mûre, coupée en « hérisson » (deux joues incisées en quadrillage, puis retournées), en fin de repas ou en collation.
En jus ou smoothie : la chair d’une mangue mixée avec un demi-verre d’eau ou de lait végétal, à boire dans la foulée pour préserver la vitamine C.
En sorbet ou en mousse : chair mixée puis prise au congélateur, particulièrement rafraîchissante.
Salé : en dés dans une entrée, avec un poisson, un magret de canard, en brochettes avec crevettes ou gambas, ou poêlée avec des coquilles Saint-Jacques et un filet de miel.
Crue, en jus ou en brochettes : les formes les plus simples
Les préparations d’herboristerie
Infusion de feuilles : quelques feuilles sèches (une petite poignée, environ une cuillerée à soupe émiettée) pour une grande tasse d’eau frissonnante, couvrir, laisser infuser une dizaine de minutes, filtrer. Goût amer et astringent, à adoucir d’un peu de miel.
Infusion de racines : même principe, avec un temps d’infusion plutôt de 15 minutes ; usage traditionnel réservé à la journée, pas le soir.
Décoction d’écorce : quelques copeaux d’écorce portés à frémissement une dizaine de minutes dans une casserole couverte, puis laissés refroidir. Traditionnellement utilisée tiède en bain de bouche ou en compresse, plutôt qu’en boisson prolongée.
Poudre d’amande du noyau : le noyau est ouvert, l’amande séchée puis pilée au mortier jusqu’à obtenir une poudre fine. Usage traditionnel, à ne pas entreprendre sans l’avis d’un professionnel.
Côté beauté
Masque hydratant : mixer une demi-mangue, mélanger à une cuillerée à café d’huile d’olive, appliquer sur le visage, laisser poser 10 minutes puis rincer à l’eau tiède.
Gommage : une demi-mangue mixée, deux cuillerées à soupe de miel et un peu de gros sel ; masser en douceur puis rincer.
Astuce zéro déchet : frotter la face interne de la peau du fruit sur la peau du visage, réputée astringente ; le noyau râpé sert aussi d’exfoliant.
Beurre de mangue : une noisette chauffée entre les paumes, appliquée sur les longueurs et les pointes des cheveux secs, posée une heure avant le shampoing.
Quelle partie pour quel emploi
Partie
Préparation
Ce qu’on lui prête
Fruit
Cru, jus, smoothie, sorbet, cuisine salée
Réputé rafraîchissant et favorable au confort digestif
Feuilles
Infusion 10 min, couverte
Traditionnellement employées lors des épisodes fébriles et sur les piqûres d’insectes
Écorce
Décoction 10 min, en bain de bouche ou compresse
Astringente ; usage traditionnel pour les gencives sensibles et les gênes hémorroïdaires
Racines
Infusion 15 min
Réputation diurétique dans la tradition
Amande du noyau
Séchée et pilée en poudre
Usage traditionnel vermifuge, réservé à un encadrement professionnel
Beurre du noyau
Application externe
Nourrissant pour les cheveux secs et abîmés, la peau sèche
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : gardez la mangue hors du réfrigérateur, dans un endroit frais, et consommez-la crue ou en jus juste après l’avoir préparée.
Faut-il mettre la mangue au réfrigérateur ?
Non. Le froid stoppe son mûrissement et altère son arôme. Placez-la simplement dans un endroit frais de la cuisine, à l’air libre. Si elle est encore ferme, un sac en papier avec une pomme accélère son mûrissement en un à deux jours.
Quelles parties du manguier utilisé-t-on en herboristerie ?
Outre le fruit, la tradition emploie les feuilles en infusion, l’écorce du tronc en décoction, les racines en infusion et l’amande du noyau réduite en poudre. Le beurre extrait du noyau, lui, est un produit cosmétique destiné à la peau et aux cheveux secs.
Comment préparer une infusion de feuilles de manguier ?
Comptez une petite poignée de feuilles sèches émiettées, soit environ une cuillerée à soupe, pour une grande tasse d’eau frissonnante. Couvrez, laissez infuser une dizaine de minutes puis filtrez. Le goût est amer et astringent : un peu de miel l’adoucit. Demandez conseil avant tout usage régulier.
La mangue peut-elle poser problème avec un médicament ?
Oui, elle peut provoquer des interactions médicamenteuses, en particulier avec les anticoagulants. Si vous suivez un traitement, quel qu’il soit, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant d’en consommer beaucoup ou d’utiliser des préparations à base de feuilles, d’écorce ou de noyau.
Peut-on utiliser la mangue sur la peau ?
La cosmétique naturelle l’emploie en masque avec un peu d’huile d’olive, ou en gommage avec du miel et du gros sel. Le manguier appartenant à la même famille que l’anacardier, faites d’abord un test au pli du coude : la peau du fruit peut irriter les personnes sensibles.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.