Banane : ce que l’herboristerie et la cuisine en font
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La banane n’est pas seulement un fruit de goûter : c’est aussi un ingrédient de cuisine, une base de soins de beauté maison et un engrais gratuit pour vos plantes. Voici ce qu’elle contient, ce que la tradition et la naturopathie lui prêtent, comment l’employer concrètement (pulpe, peau, plantain cuit) et dans quels cas il vaut mieux la limiter.
La Cavendish, variété la plus consommée en France
Fiche d’identité
Nom latin
Musa sapientum (banane dessert), Musa paradisiaca (banane plantain)
Famille
Musacées
Origine
Asie du Sud-Est ; cultivée en Guadeloupe, en Martinique, aux Îles Canaries
Parties utilisées
Pulpe du fruit ; peau (usage externe et jardin) ; feuilles (cuisson, emballage)
Formes d’emploi
Crue, écrasée, en smoothie, flambée, en papillote, en chips (plantain), en masque ou gommage
Saison
Disponible toute l’année
Goût
Doux, sucré, parfumé et fondant à maturité ; la plantain est peu sucrée, farineuse, presque légumière
Ce qu’on lui prête
Confort intestinal : la banane bien mûre est employée de longue date dans les cuisines familiales pour son effet réputé « lestant » sur le transit, notamment après un épisode d’intestins irrités.
Estomac sensible : la naturopathie lui prête un caractère doux et adoucissant pour un tube digestif chahuté, d’autant qu’elle se mâche peu et se digère facilement quand elle est mûre.
Coup de pompe : réputée « réservoir d’énergie » chez les sportifs, elle est traditionnellement glissée dans le sac de randonnée ou le sac de sport comme en-cas.
Crampes et effort : les sportifs la consomment traditionnellement autour de l’effort, pour sa richesse en potassium et en magnésium.
Humeur et moral : on lui prête en naturopathie un intérêt dans les périodes de nervosité ou de baisse de moral, en raison de sa teneur en tryptophane et en vitamines du groupe B.
Croissance : elle fait partie des fruits que l’on met traditionnellement au menu des enfants, pour son apport en minéraux.
Peau de banane en externe : l’usage populaire frotte la face interne de la peau sur les piqûres de moustique et les petites zones qui démangent, pour son effet apaisant réputé. La même astuce est traditionnellement appliquée, sous pansement, sur une verrue.
Soins de beauté maison : la pulpe écrasée est utilisée en cosmétique maison comme masque hydratant, et la peau frottée sur les dents comme astuce de grand-mère pour l’éclat du sourire.
Comment l’employer
La banane ne se prépare ni en infusion ni en décoction : elle s’emploie telle quelle, cuite, ou en usage externe. Quelques repères concrets :
Nature, en en-cas : une banane mûre (peau jaune piquetée de brun), 20 à 30 minutes avant un effort ou en collation de l’après-midi. Plus elle est mûre, plus elle est douce et facile à digérer.
En smoothie : une banane pour un grand verre de boisson végétale ou de yaourt, mixée 30 secondes. À boire dans la demi-heure, sinon elle brunit.
En papillote au barbecue : fendez la banane dans la longueur avec sa peau, glissez quelques carrés de chocolat, refermez dans du papier d’aluminium et posez 8 à 10 minutes sur les braises chaudes.
En purée de fruits : vos bananes trop mûres avec une pêche ou des abricots abîmés, une cuillère à soupe d’eau, un peu de cannelle, à peine de sucre. On ne cuit pas, on réduit à feu doux 5 minutes. Tiède sur une tartine ou froide dans du fromage blanc.
La plantain, en légume : elle se mange cuite. En chips, coupez-la en fines rondelles, plongez-les dans l’huile chaude jusqu’à coloration, égouttez et salez. En Afrique, on la traite comme une pomme de terre.
Gommage visage : une banane écrasée + 2 cuillères à soupe de sucre. Étalez, massez doucement, rincez à l’eau tiède. Une fois par semaine suffit ; évitez sur une peau irritée ou couperosée.
Peau de banane en externe : face interne contre la peau, en frottant quelques secondes sur une piqûre de moustique. Sur une verrue, un morceau maintenu par un pansement, à renouveler chaque soir.
Papillote au barbecue, flambée, réduite en purée avec d’autres fruits
Dessert, recyclage des fruits trop mûrs
Banane plantain
Toujours cuite : frite en rondelles, bouillie, rôtie
Apéritif, accompagnement salé, plat
Peau, face interne
Frottée directement, ou maintenue par un pansement
Astuces traditionnelles : piqûres, verrues, taches d’encre sur les mains
Peau entière
Enterrée au pied de la plante, ou passée sur le feuillage
Engrais maison, lustrage des plantes vertes
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : gardez toujours une banane mûre à portée de main pour la collation, et n’en jetez plus la peau — elle finit au pied de vos plantes.
Faut-il manger la banane mûre ou encore verte ?
Tout dépend de ce que vous cherchez. Bien mûre, elle est plus douce, plus sucrée et plus facile à digérer, ce qui explique son usage traditionnel en cas d’estomac sensible. Encore ferme, elle contient davantage d’amidon et son goût est plus neutre : c’est la version à privilégier si vous surveillez votre apport en sucres.
Quelle différence entre banane dessert et banane plantain ?
La Cavendish, la plus consommée en France, se mange crue et sucrée. La banane plantain, elle, est plus grosse, beaucoup moins sucrée et très riche en amidon : elle se mange toujours cuite, frite en chips ou bouillie, et elle est considérée comme un légume en Afrique.
Que faire des peaux de banane ?
Ne les jetez pas. Enterrée au pied d’une plante à fleurs, la peau libère en se décomposant des minéraux utiles à la floraison. La face interne sert aussi à dépoussiérer et lustrer les feuilles des plantes vertes d’intérieur, et l’usage populaire la frotte sur les taches d’encre sur les mains.
La banane convient-elle aux sportifs ?
C’est l’en-cas favori de beaucoup d’entre eux : elle est facile à transporter, se digère bien et apporte environ 90 kcal pour 100 g. Les sportifs la consomment traditionnellement autour de l’effort pour son potassium et son magnésium. Une banane 20 à 30 minutes avant la séance est le geste le plus courant.
Peut-on en manger tous les jours ?
Dans une alimentation variée, une banane par jour reste un usage banal. Deux réserves toutefois : son indice glycémique de 65 invite les personnes diabétiques à ne pas en consommer de façon excessive, et sa richesse en potassium demande un avis médical en cas de problème rénal ou de traitement agissant sur le potassium.
Et le bananier au jardin ?
Il se cultive en pot comme en pleine terre, mais supporte mal les températures hivernales : rentrez le pot dès octobre et ressortez-le en mai.
En pleine terre, protégez la souche et le feuillage avant les premiers froids.
À l’intérieur, installez-le dans une pièce lumineuse mais sans soleil direct ; une brumisation régulière du feuillage suffit souvent à l’arrosage.
À l’extérieur, plantez au soleil au printemps ou en été, arrosez tous les 2 à 3 jours par forte chaleur, et seulement quand la terre est sèche en hiver.
Dans tous les cas, disposez un lit de graviers au fond du trou ou du pot pour le drainage.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.