Le chlorophytum, aussi appelé plante araignée ou phalangère, est l’une des plantes d’intérieur les plus faciles à cultiver. Avec ses longues feuilles arquées et ses stolons portant de petites plantules, Chlorophytum comosum forme rapidement une touffe généreuse, particulièrement décorative en pot ou en suspension. Exposition, arrosage, rempotage, multiplication : voici comment garder un chlorophytum beau et vigoureux toute l’année.
| Nom | Chlorophytum comosum |
| Famille | Asparagacées |
| Type | Plante vivace cultivée comme plante d’intérieur |
| Hauteur | 25 à 40 cm, davantage avec les stolons retombants |
| Exposition | Lumineuse à mi-ombragée, sans soleil brûlant |
| Substrat | Terreau léger, fertile et bien drainé |
| Feuillage | Persistant en intérieur |
Après l’achat, vérifiez que le chlorophytum dispose de suffisamment de place pour développer ses nombreuses racines. Si le pot est déjà rempli de racines ou si celles-ci sortent par les trous de drainage, un rempotage est conseillé.
Rempotez de préférence au printemps, généralement lorsque les racines deviennent trop à l’étroit. Choisissez un contenant seulement légèrement plus grand que le précédent et impérativement percé au fond.
À lire : comment bien rempoter une plante d’intérieur.
Le chlorophytum apprécie une lumière vive sans soleil direct brûlant. Une place à proximité d’une fenêtre lumineuse lui convient donc très bien, à condition d’éviter les rayons les plus intenses derrière une vitre.
Il supporte également une luminosité plus faible, ce qui explique sa réputation de plante facile. Sa croissance peut toutefois ralentir et les variétés panachées perdre une partie de leurs contrastes lorsque la lumière devient insuffisante.
Le chlorophytum apprécie des arrosages réguliers pendant sa période de croissance mais redoute surtout l’excès d’eau permanent autour des racines.

Arrosez lorsque la surface du terreau commence à sécher et ne laissez pas d’eau stagner dans la soucoupe.
Arrosez lorsque les premiers centimètres du substrat commencent à sécher. La fréquence dépend de la température, de la luminosité, de la taille du pot et du développement de la plante : mieux vaut donc observer le terreau plutôt que suivre un calendrier d’arrosage strict.
Lorsque la croissance ralentit, espacez les arrosages. Laissez davantage sécher le substrat entre deux apports d’eau, surtout si la plante est installée dans une pièce fraîche.
Les apports d’engrais peuvent être fortement réduits ou interrompus jusqu’à la reprise de la croissance.
La multiplication du chlorophytum est particulièrement simple grâce aux plantules qui apparaissent au bout de ses longues tiges, appelées stolons.
Il est également possible de détacher directement une plantule déjà bien formée et de la mettre en pot.
Les gros chlorophytums peuvent également être divisés au moment du rempotage. Séparez délicatement la motte en plusieurs parties en conservant suffisamment de racines sur chaque éclat, puis replantez immédiatement.
Les pointes brunes constituent probablement le problème le plus fréquemment observé sur le chlorophytum. Elles ne signifient pas forcément que la plante est malade.
Plusieurs causes sont possibles :
Vous pouvez couper uniquement l’extrémité desséchée avec des ciseaux propres en suivant naturellement la forme de la feuille.
Des feuilles qui jaunissent en nombre peuvent révéler un excès d’arrosage, particulièrement lorsque le substrat reste humide pendant une longue période.
À l’inverse, un feuillage qui pâlit ou dont les panachures deviennent moins marquées peut indiquer un manque de lumière.
Le chlorophytum est généralement robuste. Dans une atmosphère chaude et sèche, il peut néanmoins être attaqué par certains parasites classiques des plantes d’intérieur.
Inspectez régulièrement le dessous des feuilles et les zones d’insertion afin d’intervenir rapidement en cas d’apparition de parasites.
Le chlorophytum est régulièrement présenté comme une plante dépolluante. Des expériences menées en conditions contrôlées ont effectivement montré que Chlorophytum comosum peut capter certains composés ou particules présents dans l’air.
Il faut cependant distinguer ces résultats expérimentaux de la situation réelle dans une habitation. Quelques plantes en pot ne peuvent pas remplacer le renouvellement de l’air d’une pièce. Le chlorophytum reste donc avant tout intéressant pour sa facilité de culture et ses qualités décoratives, l’aération régulière du logement restant essentielle à la qualité de l’air intérieur.
À lire : que peut-on réellement attendre des plantes dites dépolluantes ?
Chlorophytum comosum est considéré comme non toxique pour les chats et les chiens. Il reste néanmoins préférable d’éviter qu’un animal consomme régulièrement de grandes quantités de feuilles.
Placez-le dans une pièce lumineuse, à proximité d’une fenêtre mais à l’abri du soleil direct brûlant. Il tolère une luminosité moyenne mais son feuillage sera généralement plus dense et plus coloré avec une bonne lumière indirecte.
Arrosez lorsque la surface du substrat commence à sécher. La fréquence varie fortement selon la saison, la température, la lumière et la taille du pot : il est donc préférable de vérifier la terre avant chaque arrosage.
Les pointes brunes peuvent être liées à un air très sec, à des arrosages irréguliers, à un excès d’engrais ou à une accumulation de sels minéraux dans le substrat. Supprimez uniquement les parties sèches et recherchez la cause avant d’augmenter les arrosages.
Ce n’est généralement pas indispensable. Si l’air est très sec, notamment à proximité du chauffage en hiver, éloignez d’abord la plante de la source de chaleur. Une bonne gestion de l’arrosage reste plus importante que les brumisations.
Une plante encore jeune, récemment rempotée ou placée dans une lumière insuffisante peut produire peu de stolons. Une bonne luminosité indirecte et une plante arrivée à maturité favorisent généralement l’apparition des longues tiges portant les plantules.
La méthode la plus simple consiste à récupérer les plantules qui se développent au bout des stolons et à les faire enraciner dans un petit pot de terreau. Les grosses touffes peuvent également être divisées au moment du rempotage.
Rempotez de préférence au printemps lorsque les racines occupent presque tout le pot ou commencent à sortir par les trous de drainage. Choisissez un contenant seulement légèrement plus grand.
Non, Chlorophytum comosum est considéré comme non toxique pour les chats et les chiens. Il est néanmoins préférable d’éviter qu’un animal mâchouille régulièrement son feuillage.
© Shchipkova Elena
Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.