Besoin d'un conseil ? ☎ 02.40.73.98.29
★★★★★4,9
Accueil / Jardinage / Plantes et Fleurs du jardin / Aster : floraisons de printemps, d’été et d’automne

Aster : floraisons de printemps, d’été et d’automne

Aster fleur

Les asters comptent parmi les vivaces les plus généreuses du jardin. Souvent associés aux grandes floraisons mauves de septembre et d’octobre, ils peuvent en réalité fleurir du printemps jusqu’aux premières gelées selon les espèces. Nains ou hauts, blancs, roses, bleus, mauves ou pourpres, ils trouvent leur place en bordure, en massif, en rocaille ou en pot et offrent une précieuse source de nectar aux pollinisateurs.

Nom Aster, Aster spp. et genres apparentés
Famille Astéracées
Type Plante vivace
Hauteur 20 cm à plus de 1,50 m selon les espèces
Exposition Soleil, parfois mi-ombre selon l’espèce
Sol Ordinaire, fertile et bien drainé, variable selon l’espèce
Feuillage Caduc
Floraison Printemps à automne selon les espèces

Quand fleurissent les asters ?

Il n’existe pas une seule saison des asters. En choisissant plusieurs espèces, il est possible d’obtenir une floraison échelonnée du printemps jusqu’aux premières gelées.

Aster Floraison Hauteur Utilisation Ce qui la distingue
Aster alpinus Avril à juin 15–30 cm Rocaille, bordure Le seul du genre à fleurir avant l’été. Fleurs mauves, roses ou blanches à cœur jaune
Aster tongolensis Mai à juillet 30–60 cm Massif, jardin naturel Bleu lavande à cœur orangé : le contraste le plus net du genre
Aster amellus Juillet à septembre 40–70 cm Sol sec, massif Seule espèce européenne indigène — l’œil-du-Christ. La plus tolérante à la sécheresse estivale
Aster × frikartii ‘Mönch’ Été à début d’automne 60–90 cm Massif, longue floraison Résiste à l’oïdium, contrairement à la plupart des asters d’automne
Aster dumosus — asters nains Août à octobre 20–50 cm Bordure, potée Coussins denses. C’est lui qu’on vend sous les noms Showmaker, Starletta, Carnaval ou Magic
Symphyotrichum novi-belgii Fin d’été à automne 60–120 cm Massif, fleurs à couper Anciennement Aster novi-belgii. Cultivars innombrables, mais sensible à l’oïdium et exigeant en fraîcheur
Symphyotrichum novae-angliae Fin d’été à automne 100–150 cm Fond de massif Anciennement Aster novae-angliae. Tiges assez robustes pour se passer de tuteur
Eurybia divaricata Fin d’été à automne 40–70 cm Mi-ombre, sous-bois clair Le seul qui fleurisse vraiment à l’ombre

Massif d'asters en fleurs en automne

Les asters d’automne offrent de grandes masses fleuries mauves, roses, blanches ou violettes.

Où planter un aster ?

La majorité des asters fleurissent davantage au soleil. Certaines espèces tolèrent cependant la mi-ombre, voire la préfèrent, comme Eurybia divaricata.

Le sol idéal dépend donc de l’espèce choisie, mais la plupart apprécient :

  • une terre suffisamment fertile ;
  • un sol bien drainé ;
  • une humidité régulière pendant la période de croissance sans eau stagnante ;
  • un emplacement suffisamment aéré pour limiter les maladies du feuillage.

Les espèces comme Aster amellus supportent mieux les terrains secs, tandis que certains grands asters d’automne donnent de meilleurs résultats dans une terre restant fraîche en été.

Quand planter les asters ?

Les asters peuvent être plantés au printemps ou à l’automne. Le choix dépend surtout du climat et des conditions du jardin plutôt que de la période de floraison de l’espèce.

  • Au printemps : cette période convient dans toutes les régions et permet aux plantes de bien s’installer avant l’hiver.
  • À l’automne : la plantation est excellente tant que le sol reste suffisamment chaud et n’est pas détrempé, particulièrement dans les régions aux hivers modérés.

Évitez simplement de planter pendant une période de gel, de forte chaleur ou dans un terrain saturé d’eau.

 

Asters en fleurs dans une bordure de jardin

Plantés au soleil dans une terre adaptée, les asters forment rapidement de belles touffes fleuries.

Comment planter un aster ?

  1. Faites tremper la motte si elle est sèche.
  2. Creusez un trou plus large que le système racinaire.
  3. Ameublissez la terre autour de la zone de plantation.
  4. Ajoutez du compost mûr si la terre est pauvre.
  5. Installez la motte au niveau du sol.
  6. Rebouchez et tassez légèrement.
  7. Arrosez abondamment après la plantation.
  8. Maintenez ensuite le sol suffisamment frais pendant la reprise.

L’espacement varie beaucoup selon la variété : comptez environ 30 cm pour les formes compactes et jusqu’à 60 cm ou davantage pour les grands asters.

Aster en pot : quelles variétés choisir ?

Les asters peuvent très bien pousser en pot, en particulier les variétés compactes. Ils permettent de fleurir une terrasse ou un balcon à une période où de nombreuses plantes commencent à décliner.

  • Choisissez un pot suffisamment large et percé.
  • Utilisez un terreau de qualité restant drainant.
  • Placez le pot au soleil pour la majorité des variétés.
  • Arrosez lorsque le substrat commence à sécher.
  • Ne laissez pas d’eau stagner dans la soucoupe.
  • Apportez un engrais pour plantes fleuries pendant la croissance si le substrat devient pauvre.
  • Divisez ou rempotez lorsque la touffe devient trop dense.

En pot, évitez les apports d’engrais systématiques tous les quinze jours sans tenir compte du substrat et de la vigueur de la plante : un excès d’azote produit des tiges tendres et peut réduire leur tenue.

Quel volume de pot, exactement ?

La racine d’un aster court en surface et s’étale : c’est le diamètre qui compte, pas la profondeur. Un pot trop étroit donne une touffe qui se dégarnit par le centre dès la deuxième année et ne fleurit plus qu’en couronne.

Type d’aster Hauteur Diamètre de pot Volume
Nains dumosus — bordure, potée 25 à 40 cm 22 à 25 cm 6 à 8 L
Novi-belgii compacts 40 à 60 cm 28 à 30 cm 12 à 15 L
Amellus et frikartii 50 à 70 cm 30 cm 15 à 20 L
Novae-angliae — les grands 1 m et plus 40 cm minimum 30 L

Un aster d’un mètre dans un pot de 20 cm verse au premier coup de vent d’octobre, au moment précis où il est le plus lourd de fleurs. Mieux vaut un nain dans le bon volume qu’un grand à l’étroit.

Le substrat : drainant avant d’être riche

Deux tiers de terreau pour un tiers de sable grossier ou de pouzzolane. C’est l’inverse du réflexe habituel : en pleine terre l’aster supporte un sol lourd, en pot il ne supporte pas l’eau qui reste. Un lit de billes d’argile au fond ne remplace pas un substrat drainant — il déplace le problème de quelques centimètres.

L’arrosage : en pot, c’est l’exact contraire de la pleine terre

En pleine terre, un aster installé se passe d’arrosage. En pot, c’est la plante qui sèche le plus vite du balcon, et elle sèche en pleine floraison, au moment où l’on a cessé de la surveiller.

Le signal se lit avant les feuilles : les boutons encore fermés brunissent et tombent. À ce stade ils ne rouvriront pas — la floraison de l’année est amputée, même si la plante survit. Arrosez dès que le substrat est sec sur trois centimètres, et videz la soucoupe : l’eau qui stagne dessous fait pourrir le collet aussi sûrement qu’un excès d’arrosage.

Passer l’hiver : c’est le pot qui gèle, pas la plante

Un aster est rustique à −20 °C. Ce chiffre ne vaut qu’en pleine terre, où la masse du sol protège les racines. Dans un pot, la motte gèle de tous les côtés à la fois — et c’est là que se perdent les potées qu’on croyait solides.

  • Décollez le pot du sol, sur deux cales ou des pieds. Posé à même une dalle gelée, il prend le froid par le fond et ne se ressuie jamais.
  • Adossez-le à un mur, au sud ou à l’est. Le mur restitue la chaleur du jour et coupe le vent, qui dessèche autant que le gel.
  • Retirez la soucoupe pour l’hiver. Pleine, elle devient un glaçon au pied de la plante.
  • Le voile d’hivernage va sur le pot, pas sur la touffe : c’est la motte qu’on protège, les tiges rabattues n’ont besoin de rien.

Rempoter ou diviser, tous les deux ans

C’est le geste que personne ne fait, et il explique la plupart des potées décevantes. Passé deux saisons, la touffe s’épuise, fleurit sur sa périphérie et laisse un centre nu. Au printemps, sortez la motte, coupez-la en deux ou trois éclats en gardant les parties extérieures — les plus vigoureuses — et rempotez dans du substrat neuf. La méthode est celle de la pleine terre : diviser les plantes vivaces.

Les noms qu’on lit sur les étiquettes

Showmaker, Starletta, Carnaval, Magic : ce sont des noms de séries commerciales, pas des espèces botaniques. Ils désignent pour l’essentiel des Aster dumosus et des novi-belgii nains, sélectionnés précisément pour la potée — port compact, floraison dense, tenue sans tuteur. Une même série se décline en plusieurs coloris sous le même nom, ce qui explique qu’on retrouve le même terme sur des plantes différentes d’une jardinerie à l’autre. Pour un balcon ce sont les bons candidats ; pour un massif, on leur préférera les variétés d’automne, plus hautes.

Comment entretenir les asters ?

Les asters sont des vivaces faciles à vivre. Une fois bien installés, quelques interventions suffisent à maintenir des touffes denses et florifères.

Arrosage

Arrosez régulièrement après la plantation. Les besoins diminuent ensuite, mais certains asters d’automne apprécient une terre qui ne se dessèche pas complètement pendant l’été.

Un manque d’eau prolongé peut également favoriser l’apparition d’oïdium chez les variétés sensibles.

Faut-il couper les fleurs fanées ?

La suppression des fleurs fanées garde les touffes plus nettes et peut prolonger leur intérêt décoratif. Elle n’est cependant pas obligatoire.

En fin de saison, vous pouvez laisser quelques tiges sèches : elles structurent le jardin en hiver et les graines peuvent profiter à certains oiseaux.

Quand rabattre les asters ?

Les tiges sèches peuvent être coupées à la fin de l’hiver ou au début du printemps, avant le redémarrage de la végétation.

Attendre la fin de l’hiver permet également de conserver plus longtemps les silhouettes sèches et de laisser un abri à une partie de la petite faune du jardin.

Faut-il pincer les grands asters ?

Les variétés hautes peuvent être pincées à la fin du printemps ou au début de l’été pour obtenir des plantes plus ramifiées, plus compactes et moins sensibles au vent.

Évitez toutefois de pincer trop tard, au risque de retarder la floraison.

Comment multiplier les asters ?

La division des touffes est la méthode la plus simple pour multiplier les asters tout en rajeunissant les pieds devenus trop denses.

Elle peut être réalisée tous les trois à quatre ans environ, en fonction de la vigueur de la plante.

  1. Déterrez la touffe au printemps ou en automne.
  2. Séparez-la en plusieurs éclats possédant chacun des racines et des pousses.
  3. Éliminez éventuellement le centre ancien et moins vigoureux.
  4. Replantez immédiatement les parties les plus saines.
  5. Arrosez généreusement après la plantation.

À lire : comment diviser les plantes vivaces.

Maladies et parasites des asters

Les asters sont globalement robustes, mais certaines variétés sont particulièrement sensibles à l’oïdium.

Problème Symptômes Prévention / action
Oïdium Dépôt blanc poudreux sur les feuilles Espacer les plants, éviter le stress hydrique et choisir des variétés moins sensibles
Limaces et escargots Jeunes pousses grignotées Surveiller particulièrement les jeunes pousses au printemps
Taches foliaires et rouille Taches ou pustules sur les feuilles Aérer les touffes et éliminer les feuilles fortement atteintes

Évitez en revanche les « barrières naturelles » à base de cendres ou de coquilles présentées comme solutions fiables contre les limaces : leur efficacité est très limitée, notamment dès qu’elles sont humides.

Pourquoi mon aster ne fleurit pas ?

Un aster qui produit beaucoup de feuillage mais peu de fleurs peut souffrir de plusieurs problèmes.

Observation Cause possible Que faire ?
Beaucoup de feuilles, peu de fleurs Manque de soleil ou excès d’azote Améliorer l’exposition et limiter les engrais riches en azote
Touffe peu florifère et dégarnie au centre Vieillissement Diviser et replanter les parties périphériques vigoureuses
Floraison retardée Pincement ou taille trop tardive Intervenir plus tôt la saison suivante

Avec quelles plantes associer les asters ?

Grâce à leurs nombreuses hauteurs et périodes de floraison, les asters s’intègrent facilement dans les massifs de vivaces.

 

Massif d'asters associés à d'autres vivaces

Les asters s’associent facilement aux vivaces et graminées dans les massifs naturels.

Les asters, précieux pour les pollinisateurs

Les asters sont particulièrement intéressants pour la biodiversité en raison de leur floraison riche en nectar et en pollen. Les espèces automnales prennent une importance particulière lorsque les ressources florales commencent à diminuer.

 

Abeille butinant une fleur d'aster

La floraison tardive des asters offre une ressource précieuse aux pollinisateurs en fin de saison.

Dans un jardin favorable à la biodiversité, associer des asters de différentes périodes de floraison à d’autres plantes mellifères permet d’étaler les ressources disponibles pendant une grande partie de l’année.

À savoir sur les asters

Le mot « aster » désigne aujourd’hui au jardin un ensemble de plantes de la famille des Astéracées qui ne sont plus toutes classées dans le genre botanique Aster.

Les travaux de classification ont notamment conduit à transférer plusieurs asters nord-américains vers d’autres genres. Ainsi :

  • Aster novae-angliae est devenu Symphyotrichum novae-angliae ;
  • Aster novi-belgii est devenu Symphyotrichum novi-belgii ;
  • Aster divaricatus est désormais Eurybia divaricata.

Ces changements n’empêchent pas le terme aster de rester parfaitement pertinent comme nom horticole commun.

Conseils du jardinier – FAQ

Les asters reviennent-ils chaque année ?

Oui. La plupart des asters cultivés au jardin sont des plantes vivaces qui repoussent au printemps. La division régulière permet de conserver des touffes vigoureuses.

Quand planter les asters ?

Le printemps et l’automne sont les deux principales périodes de plantation. Évitez les périodes de gel, les fortes chaleurs et les sols détrempés.

Quelle exposition choisir pour un aster ?

La majorité des asters préfèrent le soleil. Certaines espèces, comme Eurybia divaricata, acceptent très bien la mi-ombre.

Quand faut-il couper les asters ?

Vous pouvez laisser les tiges sèches pendant l’hiver puis rabattre les touffes à la fin de l’hiver ou au début du printemps, avant le départ des nouvelles pousses.

Comment éviter l’oïdium sur les asters ?

Espacez suffisamment les plantes, évitez les situations confinées et le stress hydrique et choisissez des variétés moins sensibles. Les asters de Nouvelle-Belgique sont particulièrement connus pour leur sensibilité à cette maladie.

Peut-on cultiver des asters en pot ?

Oui. Les variétés compactes sont particulièrement adaptées. Choisissez un contenant percé suffisamment large et surveillez davantage l’arrosage qu’en pleine terre.

Quel aster choisir pour fleurir en automne ?

Les Symphyotrichum novae-angliae et S. novi-belgii comptent parmi les grands classiques. Pour une petite bordure ou un pot, préférez les formes compactes commercialisées comme asters nains.

Existe-t-il des asters qui fleurissent au printemps ?

Oui. Aster alpinus et Aster tongolensis font partie des asters à floraison précoce et permettent de fleurir rocailles et bordures bien avant les asters d’automne.


©tais, ©Veroja


🌿 Cet article vous a plu ?

Jardin, animaux, recettes, nature & bien-être — chaque jour une nouvelle inspiration sur nos réseaux.

Suivez-nous
Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.

Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.